Introspection sur les 50 ans d’indépendances africaines

Introspection sur les 50 ans d’indépendances africaines

Des étudiants de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar ressortissants de sept pays africains, dont le Sénégal, la Guinée, le Mali et la Mauritanie, ont créé une Association pour le soutien de la Charte africaine de la démocratie des élections et de la gouvernance (ASCADEG), répondant ainsi à l’Appel de l’Union africaine lancé lors d’une Réunion tenue en avril 2009 à Khartoum (Soudan) sur la popularisation et la ratification de la Charte africaine de la démocratie des élections et de la gouvernance. L’ASCADEG ambitionne de vulgariser et faire respecter la Charte africaine de la démocratie des élections et de la gouvernance.

En marge de cette rencontre, le professeur El Hadj Mbodj de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a jugé important de procéder à « une introspection » sur les indépendances de plusieurs pays africains, à l’orée du cinquantenaire célébré cette année. Il s’est aussi prononcé sur la légitimité de certains coups d’Etat.


Sénégal-Afrique-Indépendance

Un universitaire sénégalais invite à une introspection sur les 50 ans d’indépendances africaines

APA-Dakar (Sénégal) Le professeur El hadj Mboji de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a jugé samedi à Dakar important de procéder à « une introspection » sur les indépendances de plusieurs pays africains, à l’orée du cinquantenaire célébré cette année.

 

« A l’orée de ce cinquantenaire, il va falloir revoir, revisiter le contenu de l’indépendance. Et c’est la raison pour laquelle, je pense que le moment est venu de se livrer à une introspection (…) et qu’on réfléchisse ensemble, qu’on essaye de voir ce qui a marché parce qu’il ne faut pas être nihiliste, mais également diagnostiquer les maux et essayer de proposer des thérapies appropriées », a-t-il indiqué.

 

Le Professeur Mbodji s’exprimait au cours d’une conférence de presse, organisée à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar par l’Association pour le soutien de la Charte Africaine de la démocratie des élections et de la Gouvernance (ASCADEG).

 

La dite association a été créée par des étudiants de près de sept nationalités africaines notamment des Sénégalais, des Guinéens, des Maliens, des Mauritaniens, etc et ambitionne d’œuvrer pour la promotion de « la Charte Africaine de la démocratie des élections et de la Gouvernance.

 

M. Mbodji a en outre jugé important de « procéder à une revisite, une analyse en profondeur des systèmes politiques africains impliquant les forces vives et devant déboucher sur la création des systèmes répondant aux préoccupations des communautés nationales, aux attentes des peuples ».

 

Senegal-Africa-Independence

 

Senegalese scholar urges introspection on golden jubilee of African independence

 

APA - Dakar (Senegal) Professor Elhadj Mbodji of the University Cheikh Anta Diop of Dakar, on Saturday declared that it was essential to make “some introspection” regarding the independence of several African countries, as they celebrate in 2010, their 50 years of sovereignty.

 

“At the beginning of the 50th anniversary, we will need to review and revisit the real content of independence. And this is the reason why I think the time has come for us to look inside ourselves (…) and think together about what was good, as there is no reason we should be nihilistic, but also diagnose the situation and propose adequate therapies,” he indicated.

 

Professor Mbodji was speaking at a news conference, organised at the University Cheikh Anta Diop by the Support Association for the African Charter for Democratic Elections and Governance (ASCADEG).

 

ASCADEG was set up by students from seven countries, including Senegal, Guinea, and Mali, with the ambition to promote the “African Charter for Democratic Election and Governance.

 

Prof. Mbodji also said it was important to “revisit and make an in-depth analysis of the African political systems involving the lifeblood of those countries, in an attempt to develop systems that meet national communities’ needs and people’s expectations.”

 

Article disponible sur le site de l'Agence de Presse Africaine- www.apanews.net

 

Pr El Hadj Mbodj : "Adapter les systèmes politiques aux aspirations des peuples"

 

(APS) – L’universitaire sénégalais El Hadj Mbodj a suggéré samedi à Dakar le développement d’une analyse en profondeur des systèmes politiques africains, en vue de les adapter aux aspirations des peuples.

 

‘’C’est l’occasion de procéder à une analyse en profondeur des systèmes politiques africains impliquant les forces vives et devant déboucher sur la création de systèmes répondant aux préoccupations des communautés nationales’’, a déclaré M. Mbodj, professeur de droit constitutionnel à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.

 

Selon lui, ce genre d’analyse, de concert avec les ‘’les forces vives’’, peut générer ‘’un système politique répondant aux attentes des peuples’’.

 

Il prenait part à une conférence de presse organisée par l’Association pour le soutien de la Charte africaine de la démocratie des élections et de la gouvernance (ASCADEG). Cette rencontre était organisée par des étudiants de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.

 

Ladite association a été créée par des étudiants de sept pays africains, dont le Sénégal, la Guinée, le Mali et la Mauritanie. Elle ambitionne de vulgariser et faire respecter la Charte africaine de la démocratie des élections et de la gouvernance.

 

Interrogé sur les coups d’Etat en Afrique, El Hadj Mbodj a répondu : ‘’Le coup d’Etat, s’il est forcément et toujours anticonstitutionnel, peut dans certains cas être légitime, lorsqu’il répond aux préoccupations et aux attentes des peuples’’.

 

’’Il faut donc bien noter çà. Le coup d’Etat peut être parfaitement légitime’’, a-t-il insisté, donnant en exemple le récent coup d’Etat survenu au Niger, qui a mis fin à la dictature du président Mamadou Tandja.

 

‘’Prenez le cas du récent coup d’Etat contre le président Mamadou Tandja. Mais, c’est tout à fait légitime, parce que, c’est Tandja qui s’est mis en marge de la légalité. Il s’est mis hors la loi. C’est un coup d’Etat contre un hors la loi. Donc, un coup d’Etat pour loi’’, a soutenu M. Mbodj.

 

Des militaires ont pris le pouvoir au Niger et assigné M. Tandja à résidence. Ce dernier avait dissous l’Assemblée nationale et organisé un référendum qui, malgré les contestations de l’opposition et d’une partie de la société civile, prolonge son mandat de trois ans.

SG/ESF

 

Article disponible sur le site de l'Agence de Presse Sénégalaise : www.aps.sn

 

Publié aussi par www.xalimasn.com, midipress http://www.midipress.com/, En24heures.com - http://www.en24heures.com/, eSenegal.com – Le Sénégal Sur le Web – www.eSenegal.com, le quotidien « Kotch », édition n°130, Mardi 23 Mars 2010, Quotidien Le Soleil – SENEGAL, http://www.lesoleil.sn/article.php3?id_article=57319

 

« Il arrive des cas où un coup d’Etat est légitime » selon un universitaire Sénégalais 

 

Agence de Presse Africaine Article publié le 21-03-2010 14:40:05

 

APA-Dakar (Sénégal) « Un coup d’Etat est forcément et toujours anticonstitutionnel, mais « il arrive des cas où il est légitime, notamment s’il répond aux préoccupations et attentes d’un peuple », a estimé samedi à Dakar le Professeur de Droit à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, le Sénégalais El hadji Mbodji.

 

« Le coup d’Etat s’il est forcément et toujours anticonstitutionnel, peut dans certains cas être légitime, lorsqu’il répond aux préoccupations, aux attentes des peuples. Il faut donc bien noter çà. Le coup d’Etat peut être parfaitement légitime », a-t-il indiqué lors d’une Conférence de presse organisée par l’Association pour le soutien de la Charte Africaine de la démocratie des élections et de la Gouvernance (ASCADEG).

 

La dite association a été créée par des étudiants de près de sept nationalités africaines notamment des Sénégalais, des guinéens, des maliens, des mauritaniens etc et ambitionne d’œuvrer pour la promotion de « la Charte Africaine de la démocratie des élections et de la Gouvernance.

 

A titre d’exemple de coup d’état qualifié de « légitime », le Professeur Mbodji a cité le cas du Niger.

 

« Prenez le cas du coup d’Etat récemment contre le Président Mamadou Tandja. Mais, c’est tout à fait légitime parce que c’est Tandja qui s’est mis en marge de la légalité. Il s’est mis hors la loi. C’est un coup d’Etat contre un hors la loi. Donc, un coup d’Etat pour loi », a-t-il soutenu.

 

L’ex Président nigérien avait modifié la constitution de son pays pour pouvoir prolonger son mandat, une mesure contestée par son opposition et la société civile nigérienne et dénoncée par la communauté internationale.

« Il est nécessaire de repenser profondément les systèmes politiques en Afrique. Et le moment est venu justement d’y procéder parce que nous avons une société civile dynamique, une presse plurielle, indépendante », a encore dit le Pr Mbodji, soulignant qu’il existe des possibilités de condamnation au plan interne et international contre les dérives, parce que maintenant l’Union africaine et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) condamnent certains procédés anti-démocratiques ».

SLG/od/fss/daj/APA

Article disponible sur le site de l'Agence de Presse Africaine- www.apanews.net