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Elhadjmbodj.org : Les jeux sont faits pour un changement de gouvernants
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Les jeux sont faits pour un changement de gouvernants

Richard Semba August 01, 2018

  • «Si l’on se réfère aux chiffres publiés par les institutions électorales, le candidat Wade a épuisé tout son capital électoral»
  • «Ce ne sont pas les défaillances de quelques politiciens qui basculeront le rapport des forces favorable à Macky»
  • L’érosion du socialisme se traduit par la présence au second tour de deux candidats que rien n’oppose sur le plan idéologique
  • Je prédis, en qualité d’analyste, un avenir à vrai dire radieux au PS.

Le POPuLAire

Quotidien d’informations de proximité - ISSN 0851 2444 - N° 3688 - Vendredi 09 Mars 2012 - Prix : 100 FCFA

http://www.popxibaar.com/PR-EL-HADJI-MBODJI-AGREGE-DE-DROIT-PUBLIC-ET-DE-SCIENCE-POLITIQUE-On-peut-considerer-que-les-jeux-sont-faits-et-bien_a11484.html


Le Pr El Hadji Mbodji, un des plus éminents constitutionnalistes sénégalais, prédit la victoire du candidat de la Coalition «Macky 2012» au second tour de la présidentielle. «On peut considérer que les jeux sont faits et bien faits pour un changement de gouvernants au Sénégal», dit-il. Dans l’entretien qu’il nous a accordé, l’agrégé de droit public et de science politique tire les enseignements des résultats du premier tour de la présidentielle et plaide, entre autres questions, pour le remplacement de la «Constitution de Wade» par une «Constitution véritable».

 

----------------- Propos recueillis par Barka Isma BA ---------------

 

Quelles sont les leçons que vous avez retenues des résultats du premier tour de l’élection présidentielle ?

 

Plusieurs leçons peuvent être tirées de l’élection présidentielle du 26 février 2012. Le scrutin vient de mettre en relief, une fois de plus, la maturité et le sens des responsabilités en épargnant le Sénégal du déluge auquel le prédestinaient nombre d’observateurs nationaux et internationaux. Cette quiétude dans le comportement des citoyens contraste avec les tiraillements, déchirements et animosités des leaders politiques tranchés dans des positions irréductibles de conservation, voire de confiscation du pouvoir acquis ou d’arrachement, voire d’extirpation d’un pouvoir dévoyé par les pratiques libérales. Il n’est point besoin d’être devin pour prédire une déliquescence, sinon, une désagrégation programmée du régime démocratique sénégalais par un système prédateur voguant allégrement dans le népotisme, la corruption, le néopatrimonialisme et l’impunité. Le tout avec un mépris affiché à l’endroit de tous ceux qui ne regardent pas dans la même direction que le pouvoir. Il en est ainsi par exemple des discours tournant l’opposition en dérision. Celle-là est qualifiée de «pleureuse», «pleurnicheuse», «poltronne», alors que celle-là est une pièce incontournable du dispositif démocratique. La règle cardinale en démocratie est le respect de l’opposition dont la vocation est de conquérir, en vue de l’exercer, le pouvoir politique. Ces propos désobligeants ne devraient pas sortir de la bouche d’un leader connu pour être, des décennies durant, l’incarnation de l’opposition en Afrique. Toutefois, l’esprit carnavalesque de la campagne électorale, qui est un moment de réjouissances démocratiques où le peuple, véritable titulaire de la souveraineté se sent courtisé, a été faussé par les tensions préélectorales liées à la candidature anticonstitutionnelle du président Wade qui a focalisé tous les discours et propos de campagne. J’estime à ce propos que le président Wade a raté l’occasion de sortir du pouvoir par la grande porte et d’entrer ainsi dans le musée des grands démocrates de l’Afrique. Son forcing risque d’être vain. Surtout, sa candidature est dépourvue d’une véritable légitimité légale et rationnelle, même si elle a été validée par le Conseil constitutionnel au prix de mille contorsions du droit constitutionnel. La problématique de la validation de la candidature controversée du président Wade a été tranchée par les constitutionnalistes les plus éminents de notre pays et d’ailleurs. D’ailleurs, dans la motivation de sa décision, le Conseil constitutionnel avait donné raison à tous ceux qui estimaient que le principe de la non- rétroactivité des lois ne pouvait être appliqué au cas d’espèce, car n’ayant une valeur constitutionnelle qu’en matière pénale. Or ce principe était la bouée de sauvetage des partisans de la recevabilité de la candidature de Wade. A partir du moment où ce principe n’était pas d’application et que l’effet immédiat de la Constitution implique que le premier mandat commence à compter du 22 janvier 2001, il devrait logiquement expirer en 2006, d’autant que l’article 27 de la Constitution stipulait sans équivoque que «le mandat dure cinq ans». L’article 104 de la Constitution lui donnait simplement un bonus d’un an.

 

Le refus de certains candidats, à la présidentielle de 2012 de battre campagne normalement, a incontestablement marqué la campagne électorale en vue du premier tour de la présidentielle. Quel est le commentaire que vous en faites ?

 

Le combat de la recevabilité étant juridiquement perdu, ce qui était au demeurant prévisible au regard de la pression qui s’exerçait sur le Conseil constitutionnel, j’estime que l’erreur commise par une fraction de la classe politique a été de s’accrocher vainement à ce combat au lieu de se lancer dans le combat politique de conquête des suffrages des citoyens. Ces candidats ont été logiquement sanctionnés par les électeurs, car ils se devaient, tout de même, se présenter devant les citoyens et leur expliquer leurs programmes électoraux, la campagne électorale étant un moment de communion entre les acteurs politiques et les citoyens. Une autre leçon à retenir de la présidentielle du 26 février 2012 : la dispersion relativement équilibrée des suffrages entre ceux qu’on peut qualifier de «grands candidats», car dotés d’un arsenal bien structuré de conquête du pouvoir. Lors de l’élection présidentielle de 2007, j’avais soutenu le point de vue selon lequel «l’ère de l’élection du président de la République au premier tour est révolue». Le système politique sénégalais n’étant pas bipolarisé, mais multipolaire avec un équilibre relatif entre les forces politiques, il devient quasi impossible pour un candidat de recueillir sur sa personne le suffrage d’un électeur sur deux. Des esprits simplistes m’avaient reproché de m’avancer imprudemment dans un domaine dont je n’avais pas la maîtrise. Il n’en demeure pas moins que les confusions sur la traçabilité de près de 1 500 000 électeurs et les déclarations de l’ancien président de la Céna montrent que, si les élections de 2007 avaient été réellement transparentes en 2007, le candidat Wade ne serait certainement élu qu’à l’issue du second tour de scrutin. Le déroulement régulier et transparent du scrutin est également à saluer. Le vote s’est fait sans tapages en dépit des incidents isolés remarqués ça et là n’affectant nullement la sincérité et la libre expression du suffrage. Le système électoral connaît toujours des failles à partir du moment où c’est le gouvernement du parti au pouvoir qui organise les élections. Toutefois, avec un bon dispositif de maillage du territoire électoral par les principaux candidats, une surveillance et une observation du déroulement des opérations électorales, le système électoral peut effectivement conduire à des résultats défavorables au parti au pouvoir.

 

Mais, il y a eu quand même certains couacs ?

 

Des couacs seront toujours notés avec des bulletins insuffisants pour certains candidats ou des bureaux de vote délocalisés en violation de la loi, mais les irrégularités relevées peuvent toujours être sanctionnées par le juge des élections. La sanction par le Conseil constitutionnel des bureaux de vote irrégulièrement délocalisés dans le département de Bignona en est une illustration. Toutefois, il faut noter que cette sanction n’est pas une nouveauté, le Conseil constitutionnel ayant eu, lors des élections législatives de 1988, à sanctionner, dans les mêmes conditions, des bureaux constitués par le Préfet de Bignona, au mépris de la loi électorale.

 

Quels sont les autres enseignements que vous avez tirés de la lecture des résultats de la présidentielle du 26 février 2012 ?

 

La volonté de changement sans équivoque du peuple sénégalais. Peut-être que le peuple n’a pas sanctionné le bilan du président Wade qui a effectivement apporté un plus par rapport à ce qu’il avait trouvé en 2000. À quel prix peut-on se demander ? Si l’on applique la théorie du bilan coût avantage, l’on constate que ce bilan est obéré de pratiques contraires aux règles de la comptabilité publique. Il a commis de graves manquements aux principes fondamentaux de la démocratie avec son entêtement à vouloir changer les règles du jeu, à considérer la Constitution comme un torchon pour assouvir notamment sa volonté d’organiser une succession dynastique. Nul doute que sa pratique de la démocratie a été sanctionnée par les électeurs sénégalais. Dernière leçon : L‘on a proposé de prolonger le mandat du président Wade pour lui permettre d’achever ses chantiers. Insulte à l’institutionnalisation du pouvoir ne peut être aussi grave. Les chantiers en question sont ceux de la République et non point ceux du président Wade intuiti personae. N’oublions pas que, lors de son avènement à la magistrature suprême, le président Wade s’était présenté comme un «inaugurateur». C’est en effet lui qui avait inauguré les chantiers entrepris sous Diouf. Eh bien, qu’il laisse lui aussi à son successeur le privilège d’inaugurer les chantiers qu’il a entamés. L’État ne saurait s’accommoder de l’épicerie constitutionnelle voulant que tout soit calé à l’horloge biologique de la personne du chef de l’État. En définitive, sans pouvoir épuiser toutes les leçons à tirer de cette élection, je considère qu’elle a un impact aussi symbolique que la présidentielle de 2000, à l’occasion de laquelle le président Diouf avait mis en place un dispositif garantissant la transparence du processus de dévolution du pouvoir et s’était plié au verdict du peuple en félicitant son successeur, alors même que les résultats n’ont pas été proclamés. Sur ce point, le président Diouf est aux antipodes du président Wade qui ne se voit pas un avenir hors du pouvoir qu’il cherchera par tous les moyens à conserver.

 

Comment appréhendez-vous le second tour qui va opposer Me Wade à Macky Sall ?

 

Il faut aussi saluer le mode de scrutin applicable à l’élection du président de la République. Il combine la pluralité des opinions véhiculées par une multiplicité des candidats au premier tour et leur regroupement au deuxième tour autour de deux pôles. Cette bipolarisation des forces politiques implique un réajustement, un assouplissement de la rigueur des programmes des candidats du premier tour afin de tenir compte des préoccupations des alliances qui se constituent au second tour. Généralement, la bipolarisation s’exprime à travers le regroupement des partis politiques autour de deux candidats fondamentalement opposés quant à leurs programmes, leurs idéologies, leurs conceptions de la gouvernance. Ce fut le cas en 2000 entre le socialiste Abdou Diouf et le libéral Abdoulaye Wade. Pour la présidentielle de 2012, l’érosion du socialisme se traduit par la présence au second tour de deux candidats qui rien n’oppose sur le plan idéologique. Abdoulaye Wade et Macky Sall sont tous les deux des libéraux, et le challenger a fait ses premiers pas sous l’ombre de celui qu’il a mis en ballottage. Aussi, le choix des électeurs sera très certainement dominé par l’alternative entre le maintien ou non d'un système libéral au pouvoir gangrené par la corruption institutionnalisée, le népotisme, l’instrumentalisation des institutions, en particulier le pouvoir judiciaire. L’on a toujours en tête le traitement infamant infligé aux membres du pouvoir judiciaire, devant leurs pairs venus d’horizons différents, par le Président Wade qui a utilisé la parabole de l’esclave libéré qui refuse de s’affranchir de son maître. Un tel propos est considéré dans certains pays comme un crime de haute trahison. De l’autre côté, le discours programmatique met l’accent sur la fin de l’impunité, la restauration de l’autorité d’un État déliquescent, la libération des énergies créatrices de richesses ou productrices de développement ; enfin un candidat de parole qui n’osera certainement pas déclarer urbi orbi «Maa Waxon Waxeet». Enfin, les alliances qui se nouent autour de la candidature de Macky Sall auront pour effet de prendre en compte la pluralité et la diversité des forces et qui pourraient contribuer à modérer les ardeurs éventuelles des extrémistes de tout bord. Si l’on se réfère aux chiffres publiés par les institutions électorales, le candidat Wade a épuisé tout son capital électoral. Le candidat Macky Sall a capté tous les soutiens des forces et associations qui animent le jeu politique. Tous les autres candidats se rangeant désormais derrière sa candidature, ce ne sont pas les défaillances de quelques politiciens qui basculeront le rapport des forces favorables à Macky Sall. L’on peut considérer que les jeux sont faits et bien faits pour un changement de gouvernants au Sénégal.

 

Ne pensez-vous pas que, quelle que soit l’issue de ce second tour, le Sénégal doit se doter d’une nouvelle Constitution ?

 

Vous abordez là une question fort importante pour le devenir de notre pays : ce que je qualifie d’équation constitutionnelle qui est un impératif à résoudre définitivement. L’esprit qui préside à la Constitution avait été faussé par le président Wade, lors du processus qui a débouché sur la Constitution du 22 janvier 2001. Avec sa mainmise sur toute l’opération constitutionnelle, ce qu’il a reconnu par la suite en avouant «La Constitution, c’est moi qui l’ai rédigée !», il a manoeuvré et manipulé tous les acteurs politiques dans le but d’asseoir son leadership incontestable. J’ai toujours considéré cette Constitution de Wade comme une parenthèse dans l’évolution du régime politique sénégalais. Son abrogation et son remplacement par une Constitution véritable, «expression d’un consensus social» pour emprunter cette belle formule du Cardinal Théodore Adrien Sarr. En effet, la Constitution, en tant que synthèse des aspirations de tout un peuple, devrait être négociée par tous les segments de la société dans le but d’aboutir à un consensus national. Aussi, qu’il me soit permis d’inviter le candidat Macky Sall, porté à la tête de l’État, à reprendre le processus constitutionnel là où Wade l’avait bloqué en 2000 en l’enrichissant des conclusions des Assises nationales. La procédure devra être inclusive, car n’occultons pas le fait historique qu’une partie de la classe politique n’avait pas reconnu la légitimité de ces Assises. La commission constitutionnelle devant être mise en place devra être ouverte à tous les acteurs afin que chaque segment de notre société puisse verser dans la corbeille des options ses contributions. Cette procédure inclusive devrait déboucher sur l’élaboration d’un projet de Constitution dans lequel se reconnaîtra le peuple dans son entièreté, avec des garde-fous contre les genres de dérives que le peuple a déplorées tout au long du mandat de Wade. Le nouveau président devra se garder toute précipitation dans ce processus. Les urgences du moment sont les élections législatives qui permettront de reconfigurer le paysage parlementaire sénégalais duquel émanera un gouvernement représentatif de la majorité du moment. C’est dans la sérénité qu’il faudra, le moment venu, se pencher sur l’oeuvre constitutionnelle avec comme point de mire le 23 juin 2013, date qu’il faut désormais inscrire d’une encre indélébile dans le répertoire constitutionnel du Sénégal comme manifestant l’appropriation et la défense par le peuple sénégalais de sa Constitution. Le chroniqueur Tamsir Jupiter Ndiaye relevait avec force que «Le Sénégal a changé depuis le 23 juin 2011», là où le journaliste Daouda Diarra renchérissait que ce jour soit «marqué d’une pierre blanche dans l’histoire politique du Sénégal». Pourquoi ne pas lier cette date à la future Constitution du Sénégal ?

 

Tout porte à croire que c’est le crépuscule des dinosaures politiques ?

 

La lancinante question du renouvellement de la classe dirigeante sénégalaise est en voie de trouver une issue heureuse avec la dernière présidentielle. Sans risque de se tromper lourdement, l’on peut soutenir que le Sénégal fait partie des rares pays africains où l’espace politique est toujours confisqué par l’élite politique de l’indépendance qui étouffe toute velléité d’émergence et d’épanouissement des jeunes leaders politiques. Cette vision est cependant à nuancer. L’on peut tout reprocher à Wade, sauf sa capacité et son talent à dénicher de jeunes leaders et, en conséquence, à renouveler constamment le personnel politique de son parti. Ce que l’on ne retrouve pas dans les autres partis politiques où seule une infime poignée de jeunes leaders arrivent à émerger. Aussi, faut-il saluer les actes de haute portée patriotiques posés par Moustapha Niasse et Ousmane Tanor Dieng qui ont pris la courageuse résolution de se retirer des combats présidentiels pour se consacrer à l’accompagnement et à l’encadrement de la nouvelle génération de leaders. L’avènement de Macky Sall à la magistrature suprême marquera, à coup sûr, l’occupation des espaces étatique et politique par une nouvelle élite-gouvernante qui doit cependant administrer au peuple sa capacité à bien gérer le pays dans le sens des aspirations du peuple.

 

Comment voyez-vous l’avenir du Parti socialiste, après la nouvelle débâcle de son candidat à une élection présidentielle ?

 

Une leçon très importante à retenir de cette élection : l’impression que le Sénégal bascule dans le libéralisme. Mathématiquement, les résultats globaux des candidats se réclamant du libéralisme (Wade, Macky Sall, Idrissa Seck, Cheikh Tidiane Gadio, Doudou Ndoye) tournent autour de 70 % des suffrages exprimés. C’est dire que le socialisme se réduit comme peau de chagrin autour de 30%, même s’il convient de relativiser la déterminante idéologique dans le comportement électoral des citoyens de notre pays. L’explication doit être recherchée ailleurs, notamment le phénomène du clientélisme qui explique la transhumance politique. Les acteurs politiques changent de camp, selon la majorité gouvernante du pouvoir. Ce phénomène du nomadisme politique a considérablement saigné le Ps qui, ne l’oublions pas, a connu des scissions qui l’ont profondément affaibli. Néanmoins, force est de reconnaître qu’il a réussi son aggiornamento en expurgeant tous les opportunistes dont certains n’avaient même pas attendu les résultats de la présidentielle de 2000 pour migrer vers les prairies libérales. Le plus cocasse d’ailleurs, c’est que cette transhumance était le fait des adversaires les plus irréductibles de Wade. Je prédis, en qualité d’analyste, un avenir à vrai dire radieux au Ps. Ce parti a surmonté à maintes reprises le défi de la succession de ses dirigeants et a globalement réussi sa stratégie de rajeunissement avec l’émergence de leaders convaincus et engagés, à l’instar des jeunes Barthélemy Dias et Malick Noël Seck qui sont de véritables martyrs du système wadien. Enfin, le Ps s’est démocratisé de l’intérieur avec l’organisation des primaires pour désigner son candidat à l’élection présidentielle. Cet événement politique majeur est à saluer dans le processus de démocratisation du Sénégal qui, sans doute, retrouvera son statut de «vitrine de la démocratie en Afrique», après le passage au pouvoir du président Abdoulaye Wade.


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